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STAGE THEORIQUE EN PAYS FRANC COMTOIS DU 26 JANVIER 2008

            Qu’on se la dise !

Non, les chevaux ne périssent plus sur les pistes même les plus dures ou au lendemain des épreuves suites à des troubles métaboliques « du moins en Europe ». Les cas isolés de décès révélées sont consécutifs à des fractures ou à des chutes. « si l’endurance a longtemps été mise à l’index de la SPA elle s’est maintenant taillé une réputation de référence en matière de préservation du capital santé des chevaux de compétition.

Oui les pathologies métaboliques sont plus fréquentes sur 90 km que sur 130km.Une des raisons qui fait de Jean-Louis Leclerc un farouche opposé des épreuves de type 2x60km.où les cavaliers vont trop vite : « 2x80 à la rigueur .. » Et il va plus loin…. « 119km même, c’est trop court .. » La tendance en CEI devrait aller vers 130 ou 140km.. Et de regretter les multiplications à haut niveau d’épreuve sur piste à dénivelé 0 « où on galope on galope en attendant que çà casse.. ». Car pour l’homme de terrain le pourvoyeur essentiel de pathologie métabolique reste la vitesse. Le dénivelé n’est pas l’ennemi du cheval d’endurance au contraire « quand on attaque une pente au petit trop, le cheval d’une certaine manière récupère.. » et l’on apprend que le fin stratège, le circuit du championnat du monde d’Aix La Chapelle , il adore. Et de rappeler aux inconditionnels de l’épreuve d’Oletta partisans du « il suffit de gérer »que « les règlements sont faits pour protéger les moins bons. »

            Haro sur les électrolytes

 Vitesses excessives et production de chaleur font le berceau des pathologies métaboliques. Pour y pallier aucune poudre de perlin pinpin et surtout pas d’électrolytes mais un entraînement et une préparation sans faille. « Sur 7 ou 8 heures de course le cheval perd 700 gr de sel une seringue en contient quelques grammes. Au mieux çà ne sert à rien au pire çà lui coupe l’appétit et la soif ou plus grave, provoque des gastrites. » Les performances çà se prépare et il faut deux ans pour préparer un cheval aux vitesses libres. « on n’augmente pas le diamètre de la tuyauterie du jour au lendemain . » « La première année on fait 20, 40, 60 la deuxième 90 vitesse limitée puis libre » Quant à la lutte contre la production de chaleur elle est sans merci : « on tond, on coupe la crinière ou alors on la tresse et on enlève la selle dès l’arrivée. » Glaçons sans modération et couteau de chaleur sont également les bienvenus sachant que l’excès de chaleur s’évacue essentiellement par l’avant main. « l’eau sur les fesses çà sert pas à grand chose » Et surtout pas de couverture au boxe. Seul le couvre rein a sa place. Attention aux chaleurs humides et aux premières chaleurs de printemps les plus dangereuses.

             Une équipe d’assistance bien rodée

En gagnant deux minutes à chaque vet on peut au total en gagner 10 et remonter de 20 places. D’où l’intérêt d’une équipe d’assistance de 4 à 5 personnes , chacun ayant une tâche prédéfinie et où le stétho est préféré au cardio fréquence qui ne donne pas d’éléments sur la régularité des battements et de l’amorce de la courbe descendante. Sans oublier le thermomètre outil complémentaire de la mesure des paramètres de récupération du cheval. Excellent indicateur ,à utiliser sans modération. Pendant que le cavalier se repose, la monture se détend avec foin herbe carotte qui ne lui apportent aucune énergie pour l’épreuve et consomme floconné ,aliment cuit ou tout autre qu’il aime mais limité à 1litre et demi qui sera disponible dans son organisme trois heures plus tard.

                Un calendrier strict

Une épreuve se planifie avec : trois semaines avant le transport un galop de 2x1h30à 2h à 18kmh sur terrain plat de type plage ou hippodrome « pour 90km c’est pas utile mais on peut faire 1h30 de galop entrecoupé de pas ou de trot » 5 jours avant le départ ferrage en privilégiant la légèreté et en dégageant la fourchette si la pose de plaques est envisagée. Ne pas oublier le rolling qui va user le fer à la place du cheval et éviter sa fatigue. Enfin ne pas hésiter à transporter le cheval de nuit pendant les heures où d’ordinaire il n’a pas d’activités afin de lui éviter tout stress inutile. Et de prévoir un temps de repos sur place avant l’épreuve proportionnel à la durée du transport.

                ET TOUJOURS TERMINER C’EST GAGNER.

Et pour terminer il faut de la complicité entre le cavalier et sa monture. « avant si le cheval était qualifié d’un côté et le cavalier de l’autre ils pouvaient être sélectionnés pour courir les grands championnats. .maintenant le couple doit être qualifié ensemble pour être sélectionné » Tant cette complicité et l’écoute du cheval participent au succès. « Si votre cheval semble aller mal ou moins bien mettez pied à terre, regarder tous les paramètres de bonne santé laisser le brouter marchez un peu ..souvent au bout de dix minutes tout rentre dans l’ordre et çà suffit pour repartir et finir.. » C’est quand même mieux que d’être éliminé et mettre en péril l'intégrité physique de sa monture, non ? A méditer !

                                                                                                                                          Evelyne Schwenker

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Dernière mise à jour de cette page le 05/06/2008

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